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EXPOSITION

L'exposition se compose de dix gravures et dix lithographies en noir et blanc. Ces images ont été réalisées entre 2003 et 2005.

Un document pédagogique en deux parties (en pdf, La lithographie et La gravure) conçu spécialement et accessible à tout public présente ces deux techniques. J'y décris en détail la fabrication d'une lithographie et d'une gravure, de la conception jusqu'à l'impression. Ce document se présente sous la forme de quatre planches de format A3 illustrées de photographies.

Les ateliers de dessin-empreinte offriront l'occasion de découvrir un procédé apparenté à ces deux familles d'estampes et qui, s'il n'autorise que deux épreuves, a l'avantage de ne pas nécessiter de presse.

Les gravures
Je me suis initié aux techniques de gravure en taille-douce dans un atelier du XXe arrondissement de Paris. Les procédés privilégiés sont la pointe sèche et l'eau-forte. J'ai découvert avec la gravure le plaisir de travailler inlassablement sur la même plaque de cuivre avec finesse et précision mais aussi la magie de l'encrage et de l'impression, le miracle de mains noires révélant l'épreuve immaculée. Les dix gravures présentées ont été imprimées par mes soins.
Ces images cherchent à mettre en scène des situations étranges, interlopes, où les corps se prennent pour des objets : Béquille, et ses mains et bras télescopiques ; Bibendum, où les bourrelets du baigneur semblent le prémunir de la noyade.

Les lithographies
Ces lithographies en noir et blanc font partie d'une série de vingt-trois images réalisées à l'Atelier Frédéric Mary (Paris XXe) entre juillet et octobre 2003.
Après la découverte de la gravure en taille-douce, la lithographie m'a offert l'opportunité de travailler sur des supports plus grands et de construire une vraie collaboration avec un maître imprimeur.
Cette technique autorise des lavis très riches et profonds, que l'on obtient en s'assurant de l'horizontalité absolue de la pierre et par un séchage de l'encre grasse dépassant fréquemment vingt-quatre heures. Ces lithographies ont été tirées « pleine pierre » : l'imprimeur a pris soin de moduler subtilement la pression et contenir la course du râteau pour restituer les nuances de la totalité du support.
Mes lithographies se proposent pour la plupart d'illustrer de façon plaisante un jeu de langage : En décence du bon pis (En dépit du bon sens), Lavis des bêtes ou Pis que pendre. Cependant, on y décèle quelques entorses au bon sens - ou au bon goût - qui sont autant d'énigmes : combien au juste le trayeur décent a-t-il de mains ? Quelles sont vraiment les bêtes du Lavis ? A quel sein se vouer et par quel dépit se pend-on ?